Sommeil/Éveil

Performance/installation/écriture

Je suis resté allongé à l’intérieur d’un tronc d’arbre pendant les deux semaines d’ouvertures de l’exposition. L’installation met en forme les phénomènes invisibles qui sont à l’oeuvre dans cette expérience et répond d’un rapport d’échange avec l’esprit du lieu. Un texte était mis à disposition ainsi que des textes des travaux précédent.
 

Ce qui est en haut est en bas

2019

Mes pieds sont enduits avec une pâte à base de dorure et de feuille d'or

Vue de l'installation/performance.

Je suis à l'intérieur du tronc.

Fils de laine bleus posées sur des pierres rouges provenant du rougier près de la galerie.

Quatre branches de Bouleau, placées dans chaque angle de la pièce

Assiette en laiton.

Bougie.

Assiette en laiton.

Offrandes.

Extrait du texte :

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Mourir à soi.
Vivre comme un esprit.
Créer ce nouvel espace.
Vivre dans une communauté sans séparation. Il y a une souffrance du monde,
Une violence politique.

 

Vers une conscience immédiate du réel, Où l’âme vibre à l’unisson de l’Univers. Le concept d’art deviendra inutile en vérité. En attendant n’attendons plus et aimons-le.

La boucle, le cercle, c’est Dieu.
L’image de l’infini.
L’infini est l’imperfection de l’être humain.
Il n’y a pas de boucle infini, il n’y a pas de cercle parfait, ces images ne portent que la souffrance. Ne plus vivre en apnée.

Comment sortir de l’infini de la pensée en boucle qui revient sans cesse? Toujours la même. Image d’un infini sans oxygène. Image du divin.

Respirer avec un sourire que les yeux ne comprennent pas.

Ouvrir le cercle.
L’être humain doit ouvrir l’infini.
Il doit prendre la mesure de sa finitude et ainsi réaliser sa perfection.

Rien n’est parfait,
Seul l’être humain le PEUT, Son chemin est prodigieux.

Dieu n’existe pas en tant qu’image. C’est trop puissant pour l’Homme. Cela crée des dogmes.

Quitter cette part de divin.

Oser descendre et vivre dans l’incommensurable beauté de l’imperfection.
Imparfait donc ajustable, modelable, respirable.
La définition même du geste plastique.
Cela a déjà été dit mais ça manque de sang.
Le sang frais réinjecté dans le concept que vivre peut être une oeuvre d’art.
Et quand j’arrive parfois à stopper mon autocensure l’espace d’un instant j’ai très envie de dire que vivre DOIT être une eouvre d’art.
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