Poème écrit sur le crâne

Pour plus d'indication sur le crâne, voir le projet

Marche vers Baren

Il a dit : "Je vais planter un arbre pour qu'il pousse sur ses os"

Est-ce qu'on y comprend quelque chose ?

Il a dit : "Est-ce que tu connais le bord du ciel ?

_ Je l'ai déjà vu, je crois.

_ Il ne faut surtout pas tenter de le saisir.

_ Quoi? Il faudrait passer son chemin ?  À côté de l'horizon ? Alors qu'il nous regarde !

_ Il ne nous regarde pas.

_"Diaphane, adiaphane" c'est une illusion. Passe à côté des choses sans les nommer.

Mais c'est impossible !

Alors rends-toi et mange les fruits de l'arbre. Celui qui pousse sur ses os."

 

Je suis RAVI. Par le ciel, les enfants et la terre. Les artistes nomades : des enfants et du sable. Je regarde par le trou laissé. Je n'ai que l'art pour reboucher et tout l'or du monde veut s'y engouffrer .

Je suis RAVI. Où ai-je laissé mon âme? Au fond du canyon ou dans le lit d'une LAME !?

Dormir à côté du couteau et reprendre ses esprits. Je ne jouerai pas à réussir ma vie. Qui a peur ici ? Sur le fil de la FLAMME. Cramé, moisi. Du sel, du souffre et mon âme.

Qui a compris ? Ça m'est égal que l'art fasse le tapin. Tout ce que je sais c'est qu'il pourrait reboucher le trou de chez mon sale voisin.

Je suis RAVI, par la hauteur d'une montagne.

"Rassemblons-nous !" C'est le cri de la foule qui enfle. Un trauma dans le crâne, c'est la cité qui enfle contre les remparts. On entend les "chars d'airains aux portes d'ARGOS"

    POUR SEULE COMPAGNIE : LES PIEDS, LES MAINS, LA VOIX, LE COUTEAU, UN OS.

Extrait de la performance 

montée  sur la colonne