ATARAXY,

2013

Plâtre, coffrage en bois.

Vue d'atelier

Pour ce projet, le processus était d'écrire un texte sur une période de 8 mois. Le texte est directement gravé sur 8 plaques de plâtre et s'est formé en suivant la lenteur du processus de gravage.

À chaque fois qu'une plaque était gravée dans son entièreté, une nouvelle plaque était coulée directement dessus. Si bien que le texte se perd dans le volume de ces plaques empilées.

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On empile nos illusions,

On empile nos constructions mentales.

Des tas et des tas d'illusions qui nous éloignent de la réalisation du fait que nous ne formons qu'un avec l'univers, la nature, toutes les existences.

Cet empilement ressemble à un cercueil,

ce n'est sans doute pas un hasard.

Mais au coeur de ce cercueil,

au coeur de cet empilement,

Il y a un texte gravé

un texte vivant

écrit automatiquement

sans volonté propre.

Au coeur de nos illusion il y a la réalité.

Sur le mur est tagué à la bombe,

comme un cri :

ATARAXY

La Délivrance

Il semble que dans cette installation

la délivrance n'est pas à séparer du poids des attachements et des illusions.

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Les différente plaques gravées une à une

Schéma 1

Vue éclaté du volume

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Ce Volume de plaque en plâtre a la même structure que le tronc d'arbre de l'installation Sommeil/Éveil .

En effet le tronc d'arbre est débité en tranches empilées les unes sur les autres. Au coeur de cet empilement il y a moi qui n'est pas Moi.

Ne faire qu'un avec la Nature est un acte plastique qui consiste a sculpter au coeur même du vivant en enlevant ce qui est mort. Ainsi les illusions mortes donne vie à la véritable sculpture du monde dont nous faisons tous partie est qui est déjà là. Toujours là,

Elle doit juste être révélée.

Rendons hommage à Bruce Nauman : "The true artist helps the world reveling mystic truth".

Bien qu'il n'y ai rien de mystique dans tout ça.

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Schéma 2

volume final

Atarxy,

2013

insatallation,

performance

ATARAXY

le texte inscrit dans le volume :

Je n'induis pas la future seconde à partir des données connues de la seconde passée; le mouvement est souple, puissant et sûr de lui. Il s'écoule. Il ne demande l'avis de personne. C'est l'Histoire qui se charge de former ces données : un tas. En mouvement. Un tas qui grandit. Et il rattrape le présent. C'est pour cela qu'il pèse. C'est parce que le passé s'incruste dans le maintenant. C'est d'abord sortir simplement de ce qui est en train de se faire. Par de l'inattention peut-être.

Pour entrer dans un nouvel espace. Clairement délimité par une membrane souple, flexible mais extrêmement résistante. L'espace est serré, il est autour. Ici. Fini. Une système fermé, les énergies se gardent. Pas de début. Pas de fin. Aucune direction. Tout ici n'est qu'image. Les idées ne tiennent pas. Sous le choc de l'expérience d'un rêve. Sous le choc d'une contradiction. Seul lien persistant avec l'extérieur, le souvenir de ta poitrine qui respire et comme un enfant qui veut échapper au monstre : ma tête éclate. Le souvenir disait : "L'expérience du rêve est impossible".

Et pourtant, c'est la condition nouvelle de mon devenir. Ici on étouffe de liberté. RES COGITANS. RES EXTENSA.

Nous sommes les esprits animaux! Nous sommes des contradictions. PARTONS!

       J'accepte de regarder la chair. " au plus profond".

Malgré tout je ne vois que le muscle.

    Le muscle qui se meut porte

l'expérience

de la douleur la plus totale.

Tout est dans les humeurs.

 On me dit que

c'est le sursaut des glandes

   qui rend possible le mouvement

en imbibant la chair de leurs humeurs.

"En tant qu'animal vertical,

l'Homme devait prendre l'habitude de regarder devant soi.

Dans l'espace mais aussi dans le temps. À quelle piètre origine remonte notre avenir?"

Au bord des fleuves, au bord des civilisations. En attendant qu'il n'y ait plus rien à écrire. Une quantité nécessaire de poésie. "Vous êtes la génération de l'image"...FAUX! "Du bruit"...Encore FAUX!

"Qu'est-ce que je peux faire? J'sais pas quoi faire!"

Il n'y a plus d'image. Il n'y a plus de bruit. Beaucoup d'informations. Le cerveau enfle dans la rigidité de la boite crânienne. Le trauma des cités. Le trop plein. Loin de l'agora. Du moteur immobile du Logos. Dans les territoires barbares. "Fermons toujours quelque chose pour mieux voir".

La sculpture est aujourd'hui enterré dans la commune de Baren